[LIVE REPORT] Drake, Club Paradise Tour @ Paris (Bercy) - 5/04/2012



C'est bien connu, et c'est un réflexe naturel dans l'euphorie post-concert, les esprits ont souvent tendance à s'emballer, jusqu'à parfois perdre toute capacité à relativiser. Quasiment 24 heures après que le Club Paradise ait fermé ses portes dans la ferveur de Bercy, mon expérience, subjective puisque absolument basée sur mon seul ressenti, devrait trancher avec la grandiloquence dont ont fait preuve mes comparses blogueurs (Rémi d'Urban Fusions et Joackim de SURL Mag en tête) voire - plus étonnant encore - certains journalistes pour décrire le concert de Drake qui s'est tenu hier soir à Paris. Messieurs, il faut savoir raison garder.

Ce que je retiendrai de cette date (passage unique de l'artiste dans l'hexagone), c'est que globalement, le "spectacle" (puisque nous sommes typiquement ici dans le registre de l'entertainment) fut à la hauteur de mes attentes. Et je dois bien avouer d'ailleurs que mon niveau d'exigence n'était pas bien élevé, n'étant pas des plus familières avec le répertoire de l'intéressé (à l'exception de quelques incontournables, dont le hit "Find Your Love", qui m'avait conquise pour ces réminiscences "craigdavidiennes" mais absent de la setlist d'hier soir). Mais en toute objectivité, Drake a proposé un show extrêmement bien huilé, avec une scénographie digne des blockbusters du live US, de beaux effets de lumières et ce mur d'images qui en met plein la vue, un backing band (guitare, claviers, basse, batterie, DJ) pour agrémenter le tout, en bref tout l'attirail pour "faire le job", comme on dit dans le jargon.

Drake hier soir sur la scène de Paris Bercy. Crédit photo : capture video via YT/arashderkiller

Du haut de ses 25 ans, le protégé de Lil Wayne maîtrise son art et sait tenir une scène presque aussi bien que ses aînés. Il déborde de charisme, et connaît déjà les ficelles du métier, les astuces qui vous font chavirer une assistance de 15 000 adolescents survoltés (la moyenne d'âge ne devait pas excéder la vingtaine) en deux temps trois mouvements. En se lançant dans une séance de dédicace inédite et personnalisée, qu'il a étirée sur une vingtaine de minutes, le MC canadien a ainsi offert à quelques spectateurs un souvenir qui vaut de l'or. Le freestyle de Drizzy, à coup de "je te vois, toi, la jolie fille avec le t-shirt rose, je te vois aussi, toi la brune au t-shirt gris sur les gradins de droite, je te vois aussi, toi avec le pull jaune, toi avec les lunettes et toi avec les cheveux bouclés" a évidemment fait bien des heureux, des fans énamourées des premiers rangs aux plus hardcores de tous, tout droit débarqués de Toronto banderole à la main pour représenter comme il se doit dans les travées du POPB (eux aussi ont naturellement eu droit à leur big up !).

C'était fun, ça ne pouvait que rendre Drake encore plus sympathique aux yeux de toute l'assistance, mais c'était un peu interminable, surtout rapporté à la durée du show, conclu en une heure et quart à peine, et achevé sans le moindre rappel. Pour apprécier Drake sur scène, il fallait surtout bien vouloir se laisser happer par l'énergie d'une jeunesse survoltée (qui connaissait sur le bout des doigts chaque phase, chaque gimmick, chaque refrain et réagissait en conséquence), et, challenge ultime en ce qui me concerne, passer outre l'effet lénifiant de certains titres ("Crew Love", "Marvins Room") heureusement dosés de manière à équilibrer l'ensemble.

Ci-dessous, une petite sélection en vidéo :

"The Motto" + "Headlines" :



"Stay Schemin'" + "Round Of Applause" + "Forever" :



Un grand merci à la Caisse d'Epargne, partenaire du concert, qui m'a permis d'assister à l'évènement en compagnie des blogueurs musicaux de la communauté Esprit Musique.

Toute l'actualité de Drake sur OVO, Word On Road (fansite) et Twitter

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