[STW #13] Beyonce, Love On Top (audio)

Beyoncé photographiée par Ellen Von Unwerth pour les visuels promotionnels de son album "4" © 2011 Columbia Records

If I never took the time to post any Beyoncé/4 related items on the blog since the release of the record, it is partly due to the fact that I wanted to give it a few good spins before I could throw any relevant and definitive opinion up here. Problem is, I can't get to the point where I will make a definitive opinion regarding the 12-piece effort (well, 15 if you count the deluxe edition tracks) delivered by Queen B earlier this June. Which leads me to think that if I'm not even able to convince myself it was a good or a bad album, it might just be because it failed to be convincing enough. Expect for a few incredibly impressive cuts, among them the Shea Taylor/The Dream assisted "Love On Top". Those beautiful horns, 80's synths, finger snaps and sweet vocal harmonies reminiscent of early Whitney Houston or even Mariah Carey during her "Dreamlover" innoncent era, caught my attention on first listen. Of course, still to me the stand-out track on "4", with Beyoncé showing stellar vocal skills up to the very end of the song. A must listen !
---
Après une courte parenthèse pour cause de congés estival, le Sound Of The Week revient en ce mois d'août, avec un titre qui tourne en boucle dans ma playlist depuis de longues semaines. Malgré tout le battage médiatique autour de la sortie du nouvel album de Beyoncé, je n'avais pas pris la peine de consacrer le moindre billet à ce blockbuster sorti en cette fin juin, d'une part parce que j'ai choisi de prendre du recul afin de véritablement assimiler l'opus (en sachant pertinemment que le reste de la blogosphère se chargerait de débattre sur le sujet jusqu'à épuisement), d'autre part parce qu'en dépit d'une écoute répétée et attentive de l'œuvre, le déclic attendu ne s'est jamais vraiment produit. Cet album m'a pour ainsi dire laissée coite, avec ce sentiment bizarre et assez inédit : impossible de me faire un avis définitif sur sa valeur.

Beyoncé photographiée par Ellen Von Unwerth pour les visuels promotionnels de son album "4" © 2011 Columbia Records

Incapable de décider si je l'estimais réussi ou raté, voila bien tout le paradoxe de ce "4". Corollaire de cette impression d'un disque en demi-teinte, cette légère déception de constater que malgré les efforts fournis par la belle et son équipe pour transgresser les genres en partant à la pêche aux nouvelles tendances musicales (du Diplo, certes recyclé, pour "Run The World (Girls), du Frank Ocean pour "Miss You"), l'essai n'est pas transformé, notre Beyoncé stagne. Ni bon ni mauvais, il résulte in finé de cette débauche de moyen (l'artillerie lourde de la production Pop, Hip Hop et R&B est à l'œuvre sur le disque) un opus tiède, qui navigue entre deux eaux. Même Andre 3000, sorti de sa retraite le temps d'un "Party" co-produit par Jeff Bhasker et Kanye West n'y peut rien : le titre s'écoute, s'apprécie (son principal intérêt restant cette hommage affectueux aux groupes féminins du R&B des années 90 à la SWV) mais qu'en restera-t-il d'ici cinq ans ?

C'est bien là où le bât blesse sur "4", l'absence de hits susceptibles de marquer leur époque et surtout de tirer l'opus vers le haut des charts. Pendant que ses concurrentes Lady Gaga et Rihanna ont laissé ouvert leur robinet à hits afin d'inonder l'airplay, Beyoncé, elle, n'a pas réussi à rééditer le coup de maître de son "Single Ladies". L'excellent "Best Thing I Never Had" a cependant le mérite d'avoir ressuscité le producteur R&B le plus populaire de la période 1990-2000, Kenneth "Babyface" Edmonds. Lui qui semblait avoir perdu sa "Golden Touch" depuis le début de la décennie s'offre en toute logique un énième top 20 dans le Billboard grâce à cette nouvelle collaboration avec Beyoncé.

Beyoncé photographiée par Greg Gex pour les visuels promotionnels de son album "4" © 2011 Columbia Records

Alors que "Party" a été choisi comme troisième extrait de l'album à faire l'objet d'un clip (filmé début août en compagnie de sa sœur Solange et de son acolyte des Destiny's Child, Kelly Rowland), je caresse l'espoir secret que "Love On Top" fasse aussi l'objet d'une exploitation single.



Même si Beyoncé revendique l'influence de son idole Etta James sur cet uptempo qu'elle a co-écrit et co-produit avec la complicité de The Dream et Shea Taylor, c'est bien au R&B oldschool des années 80's et début des années 90's que l'on songe à l'écoute de ce qui s'est instantanément imposé pour moi comme LA bombe de "4". Cuivres, claps, synthé, tout ici rappelle la légèreté des productions qui ont fait la gloire d'une Whitney Houston, alors que les arrangements des chœurs et la montée en puissance de Beyoncé - qui démontre ici toute l'étendue de son registre vocal - me renvoie à l'époque où une Mariah Carey encore toute innocente faisait chavirer l'Amérique avec son "Dreamlover". Sur "Love On Top", Beyoncé se pose ainsi en Diva Soul douce et charmeuse, et c'est peut être finalement dans ce répertoire, qui s'inspire du passé mais sonne pourtant résolument moderne, qu'elle convainc le plus.

Pour aller plus loin, le portfolio du photographe parisien Greg Gex

Toute l'actualité de Beyoncé sur Beyoncé Online


0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Mysoul.fr © 2008-2012 | Theme adaptation by Emilie C.