Thomas Marfisi, Les Filles Comme Toi (video)


As Kelis once sung, this is young, fresh and new, or - actually - the epitome of it. This is as cool as it gets when it comes to French Pop, but don't call it hipster, though. Former Pop Idol contestant Thomas Marfisi releases is debut single, "Les Filles Comme Toi" off of forthcoming album "Thomas Marfisi Prends Son Temps" due out later this fall. This one is a perfect summer jam and has already earned him comparisons with Sebastien Tellier and The Beach Boys (yep, could have been worse of a start, indeed). But don't get me wrong, this young talent is quite unique, with enough personality and charisma to have me begging for more since he appeared on my TV screen back in 2008. It was another dreary winter evening, but fortunately, a fautless, subtle rendition of The White Stripes "Seven Nation Army" came to warm me up, and left me kinda speechless. Yes, he's got it, but you can judge for yourself right below.
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Cela fait une petite semaine que l'activité du blog a été réduite à peau de chagrin, et je dois vous avouer que je n'ai pas vraiment d'excuse. Pire, je me confesse en ce Dimanche ironiquement placé sous le signe de la "fête du travail", je suis tombée dans le piège de la procrastination. Les ébauches d'articles s'accumulent, la liste des morceaux, clips et artistes que je souhaite vous présenter ne cesse de s'allonger, mais, histoire d'aggraver mon cas, je viens aussi de tomber dans une addiction ultra sévère, et extrêmement chronophage. L'objet du délit s'appelle Vince Chase et pour les profanes, je préciserais qu'il est le héros de la série "Entourage" (diffusée sur HBO depuis 2004). Je n'y peux rien, depuis que le bellâtre aux boucles brunes et au sourire faussement naïf est réapparu dans ma vie, il n'y a plus vraiment grand chose d'autre qui me fasse chavirer. Quel rapport avec Thomas Marfisi, me direz-vous, et quelle drôle d'introduction à son premier clip, "Les Filles Comme Toi" ?

Ça pourrait paraître tiré par les cheveux, pourtant moi, j'en vois plusieurs, de rapports. D'abord parce que s'il y en avait un capable d'interrompre le cycle de ma nouvelle dépendance (en plein cliffhanger de la saison 4, qui plus est !) c'était bien Thomas Marfisi. Je m'en souviens encore, comme si c'était hier : Thomas, sa casquette gavroche, sa guitare et sa reprise à tomber du "Seven Nation Army" des White Stripes venant réchauffer une morne soirée d'hiver 2008, dans un ravissement neo-folk. Un an avant Camélia Jordana, il restera l'un des rares artistes que l'émission Nouvelle Star m'aura révélés. L'un des seuls, aussi, qui justifiait que chaque année, j'étais capable de m'infliger le pire de ce que la télé réalité musicale pouvait engendrer de monstruosité. De casseroles en attentats musicaux (tout ce qui est censé faire le "sel" d'un divertissement grand public diffusé en prime time), juste dans l'espoir et l'attente d'une petite parenthèse enchantée, du genre :


Thomas Marfisi - Seven Nation Army (The White Stripes cover)

Avouez que ça en jette sacrément plus que la version staxienne un peu trop policée de Ben L'Oncle Soul. Comme quoi, il n'y a pas que les loveurs de la vintage Soul qui soient capables de faire fondre mon petit cœur grenadine. Thomas Marfisi, donc. Le jeune musicien corse, casté sauvagement - selon la légende - par la production de Nouvelle Star, avait tout du winner. De Franz Ferdinand à -M-, de The Knack à The Verve en passant par Robbie Williams, ses performances à Baltard ont été l'occasion de confirmer ce que sa prestation guitare/voix lors de son premier casting laissait soupçonner. Une énergie Rock inédite sur ce genre de programme (beaucoup plus subtile, pour le coup, que celle d'un Steve Estatoff ou d'un Soan l'année suivante). De la fougue aussi et du charisme à revendre, jusqu'à ce final en apothéose sur "Come Undone".


Thomas Marfisi - Come Undone (Robbie Williams cover)

Ce soir là, rivée devant mon écran, une vision enchanteresse m'est apparue : celle du petit frère caché de Leonardo DiCaprio ou mieux, de Michael Pitt, celle de la réincarnation juvénile de Jim Morrison. Touché. Jackpot. Le potentiel était tellement énorme que j'étais absolument convaincue que Thomas allait non seulement remporter l'émission, mais surtout qu'en cas d'échec, un pont d'or lui serait offert par n'importe quel label un minimum perspicace. Or, ce soir là, l'inconcevable s'est pourtant produit. En moins de temps qu'il n'en faut pour taper "7" sur son téléphone portable, le beau Thomas fut invité à retourner tâter de la gratte sur son île.

Dire que je fus offusquée par cette élimination aussi injustifiée qu'inattendue relèverait de l'euphémisme. Je fus colère, je fus révolte. Enfin, de la révolte sur canapé s'entend, du genre à vous faire envoyer un texto plein de stupeur à vos copines et à débriefer, leur cœur encore empli de larmes, avec vos collègues devant la machine à café le lendemain matin. Pour les beaux yeux de Thomas, je n'ai pas manifesté place de la République avec ma pancarte, mais il n'empêche, j'étais très, très, très contrariée. Heureusement, grâce à myspace, j'ai suivi, en dilettante, l'évolution de la carrière du jeune homme. D'abord via celui de son ancien groupe, The Sleepwalkers, puis par le biais de sa page perso, sur laquelle il postait régulièrement des démos. Je fus également rassurée en apprenant que Philippe Manoeuvre, sûrement aussi déconfit que moi à l'annonce de l'éviction de son poulain du télé crochet d'M6, avait décidé de le prendre sous son aile, en lui permettant notamment de se rapprocher du groupe Dharma Project, qu'il intégra pour un temps.

Et puis plus rien. Jusqu'à ce que je constate, en consultant une énième fois son myspace en quête de news, que Thomas était désormais signé sur la major Universal, via le label Barclay. Depuis lors, je soupirais, j'espérais et j'attendais. Telle sœur Anne dans Barbe Bleue, qui regardait par la fenêtre sans jamais rien voir venir. Normal, Thomas Marfisi est le genre de mec à la cool qui prend son temps, nous dit-on. Le temps de bien s'entourer : Yarol Poupaud (FFF et MUD, mais aussi parrain du mouvement baby rockers qui a lancé les BB Brunes, Naast et autres Brats) ou David Scrima (talentueux illustrateur et auteur compositeur qui a signé le premier hit de Julien Doré, "Les Limites").



Le temps aussi de se trouver un manager/agent/impresario à la plume spirituelle et à l'imagination féconde (son meilleur pote, logique), qui me ferait presque autant rêver que Vince Chase et sa clique (on y revient, vous voyez) en nous relatant les pérégrinations de Thomas et de son "entourage" sur le Tumblr Thomas Marfisi prend son temps. C'est tordant. C'est bien vu. C'est tellement HBO dans l'esprit qu'il faudrait peut être songer à l'adapter en sitcom. Quand je me délecte des aventures de Thomas Marfisi dans la Cité des Anges, je ne peux m'empêcher de faire le parallèle entre ces deux héros cathodiques. Thomas Marfisi serait donc à la Pop française ce que Vincent Chase serait au cinéma. Un bourreau des cœurs foutrement doué, que les hommes rêvent d'avoir pour pote, que les filles rêvent d'avoir dans leur lit.

Printemps 2011. Voici enfin le pilote de ma nouvelle série favorite (il aurait en réalité tourné plusieurs scopitones sous le soleil de Californie). Devant la caméra de Nicolas Davenel, Thomas se la joue revival 70's dans une villa de L.A. entouré de naïades. Et m'embarque dans un remake (volontaire ou pas) du clip de Mayer Hawthorne, "Your Easy Lovin' Ain't Pleasin' Nothin'". Quant à l'ambiance résolument Summer Pop du morceau, elle lui vaut déjà quelques comparaisons sacrément flatteuses : -M- évidemment (pour le phrasé), mais aussi Sebastien Tellier ou les Beach Boys. Pour l'heure, Thomas Marfisi a tout bon. Même si le bougre a décidé de nous faire patienter jusqu'à l'automne pour qu'on puisse vérifier que le contenu de l'album est à la hauteur de ce teaser. Thomas Marfisi prend son temps, grand bien lui en fasse. Voila qui me laisse tout le loisir de me perdre, encore et encore, dans ses yeux couleur océan.


Thomas Marfisi - Les Filles Comme Toi (2011) 


Retrouvez l'actualité de Thomas Marfisi sur son Tumblr et sur Facebook.
Single "Les Filles Comme Toi" disponible le 9 Mai 2011 en téléchargement légal (Barclay/Universal)

6 commentaires:

  1. Musemut a dit…:

    éloge joliment tourné ! Je poste le lien de cet article sur le forum de Thomas Marfisi. Et merci pour les références (Mayer Hawthorne, et Vince Chase à la rigueur, mais moins...) :-)

  1. Emily a dit…:

    Merci. Mayer Hawthorne ça m'a paru évident quand j'ai visionné le clip. Pour Vince Chase, il faut savoir que comme expliqué dans l'article, je suis en total mode "Entourage" depuis une bonne quinzaine de jours, et c'est surtout les anecdotes de Bertrand (le manager), relatées sur le Tumblr, qui m'y ont fait penser (un jeune homme fort charmant qui fait craquer la gente féminine, qui débute dans le métier et qui vit la good life avec sa bande de potes). Je trouve le délire vraiment similaire même s'il n'y a aucune ressemblance physique entre Thomas et Adrian Grenier, of course. Et oui, sinon, c'est un sacré compliment effectivement car la série est désopilante, bien cynique, extrêmement bien écrite quoi.

    Merci d'avoir pris le temps de lire ma prose, et d'en faire le relais sur le forum de Thomas. Je pense qu'il y a matière à développer sur le sujet, j'y reviendrai probablement d'ici ma première écoute de l'album, et les concerts je l'espère ;-)

  1. Tahoney a dit…:

    J'ai adoré lire ce petit article. Merci à Emilyn donc, et également en effet, à Musemute de l'avoir posté sur le forum de Thomas !

  1. Emily a dit…:

    Tout le plaisir est pour moi Tahoney ;-)

  1. Weblutin a dit…:

    Un lien qui vous permettra de mieux connaitre Soan et pourquoi pas un petit article sur cet artiste hors norme ?
    http://www.soanlelutinsouslarbrebleu.com/
    Cordialement

  1. Anonyme a dit…:

    heum, sur l'esthétique du clip et aussi son attitude, son look ça me fait beaucoup penser à Julien Doré, c'est pas un reproche, mais c'est quand même assez flagrant, selon moi...

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