[VIDEO] Music Story with Raphael Saadiq (mysoul exclusive ITV)


For our non french-speaking readers, the full English version of this article is now available here. [A very special thanks to Lauren, from Mr Saadiq's talented team in Los Angeles, who basically made this dream become a reality for us. As corny as it may sound, maybe Marion Cotillard was right when she once said there were some angels in the city, ah ah !]
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La scène se déroule en une fin de matinée ensoleillée, le printemps venant officiellement de s'installer sur la capitale. Cette journée, si particulière pour moi, je pourrai, pendant des années encore, la raconter dans ses moindres détails. Car en ce 30 mars 2011, je m'apprête, ni plus ni moins, à réaliser mon plus grand rêve. Le plus doux, le plus ultime, celui que je poursuis depuis mes 15 ans, celui que j'ai touché du doigt quelques années auparavant - avant qu'il ne m'échappe - celui, enfin, qui est la véritable raison d'être de ce blog, et ma principale motivation dans tout ce que j'ai pu entreprendre depuis que j'ai choisi d'embrasser, en dilettante, une carrière dans le journalisme musical.

Évidemment, alors que je descends l'avenue Montaigne pour rejoindre le lieu de mon rendez-vous, je ne fais que repenser à ce qui m'a finalement menée jusqu'à ce jour, jusqu'à ce lieu, jusqu'à cette interview. Il aura d'abord fallu un disque, une chanson : "If I Had No Loot", du groupe Tony! Toni! Toné!. Nous sommes en 1993, j'ai 15 ans, et la carrière de celui que l'on ne connaît à l'époque que sous le nom de Charlie Ray Wiggins est déjà bien entamée, riche de trois albums. Ce que j'ignore encore, c'est que son œuvre deviendra la bande originale de ma vie et que sa voix, son style, son groove, plus jamais ne me quittera.

Mais il aura aussi fallu une déception, un premier rendez-vous manqué, en 2004, avec l'homme que l'on nomme désormais Raphael Saadiq pour que je puise en moi la force et le courage de ne plus jamais lâcher prise. Plus que de l'aigreur, cette frustration d'avoir vu cette première interview me passer littéralement sous le nez (je vous en épargne les détails) a, au contraire, généré chez moi une motivation plus aiguë encore. Galvanisée, j'avais trouvé ma quête du Graal.

Seulement voilà, entre temps, le succès est venu frapper à la porte de Raphael. Passer du statut d'homme de l'ombre (qui a certes apposé son touché unique aux plus belles productions de la Soul contemporaine mais qui a aussi publié son deuxième album de façon totalement indépendante), à celui de fer de lance du "revival Soul", voilà qui change carrément la donne. Depuis le succès du disque "The Way I See It" en 2008, Raphael Saadiq est devenu un artiste en demande. Très sollicité par les médias, des concerts qui affichent complets à chacun de ses passages dans la capitale, difficile d'imaginer que la modeste blogueuse que je suis puisse se frayer un chemin vers lui, en pleine ébullition promotionnelle. Et pourtant.

Il aura suffi d'une rencontre - déterminante - et d'échanges réguliers sur Twitter (bénis soient les réseaux sociaux !) pour qu'une proposition d'interviewer l'artiste me soit servie, presque sur un plateau, par l'une de ses plus proches collaboratrices. Du rêve à la réalité, j'y suis enfin. Évidemment, rien ne se déroulerait comme je l'avais si souvent imaginé dans ma tête. Pas d'entretien/confession à la Mireille Dumas sur le sofa d'une chambre d'hôtel, mais un simple créneau d'une dizaine de minutes (que j'ai au final réussi à étirer sur un bon quart d'heure) intégré à une journée promo marathon. C'est trop peu pour aborder en profondeur la conception d'un album aussi étonnant et riche que "Stone Rollin'", mais c'est assez pour obtenir des réponses à quelques questions que les amateurs de l'artiste se réjouiront, je l'espère, de découvrir ici.

Après Rox et Louise Ekland (France 4), voici donc un nouveau volet de nos interviews "Music Story" durant lequel Raphael Saadiq revient sur les rencontres artistiques qui ont jalonné son parcours, en réagissant à huit vidéos sélectionnées par mes soins. De D'Angelo à Joss Stone, de Tha Boogie à Mick Jagger, en passant par - plus surprenant - Aaliyah. Morceaux choisis de notre rencontre inédite avec Raphael Saadiq, à découvrir en image dans la vidéo ci-dessous.



En bonus, la playlist complète ainsi que la retranscription intégrale de notre interview de Raphael Saadiq.

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 1 - Raphael Saadiq feat. D'Angelo : Be Here 



Quand on regarde les images de "Be Here" et qu'on te voit aujourd'hui poser pour d'élégantes séries mode dans les magazines français, on a presque l'impression qu'il ne s'agit pas de la même personne. Quand t'es-tu découvert ce sens de la mode ?

"Oh, je l'ai toujours eu. Mais c'était, disons, à différents niveaux, et à différentes époques. Puis vient un moment où tu veux juste faire un peu évoluer les choses, mais j'ai toujours était intéressé par la mode, même à l'époque du clip de "Be Here". Mais tu sais, tu finis par tourner la page. La mode, c'est aussi beaucoup de différentes nuances, de diversité dans le style."

A l'époque, tu affichais un style un peu plus B-boy ?

"Seulement pour ce clip là. Enfin, quand je suis chez moi, je continue à m'habiller comme ça, c'est vrai."

D'ailleurs, puisqu'on aborde le sujet D'Angelo, pas trop vexé qu'il ait collaboré avec Mark Ronson pour son nouveau titre ?

(Sourire)"Non, non, pas du tout. Mark Ronson est un grand producteur, et D'Angelo travaille avec beaucoup de gens, comme Ahmir (Questlove) par exemple. De toute façon, c'est un peu un artiste qui se suffit à lui-même... Nous ne sommes pas vraiment proches, je ne le vois quasiment jamais, moi je travaille sur mes propres projets, donc j'ai rarement l'occasion de le voir. Non, je suis ravi qu'il y ait cette attente de la part de ses fans, alors ça fait plaisir qu'ils aient la possibilité de l'entendre, d'une façon ou d'une autre".

Donc, tu ne travailles pas sur quoi que ce soit avec lui en ce moment ?
"Non, absolument pas."

 2 - Joss Stone : Tell Me 'Bout It 



Considères-tu Joss Stone comme ta muse ?

"Oui, elle a été ma muse, pour mon album précédent. Parce qu'elle était toujours présente près de moi à cette période, et qu'elle a écouté "The Way I See It" avant tout le monde. Elle me disait tout le temps que c'était vraiment l'un de mes meilleurs disques, et j'étais tellement absorbé par ce que je faisais, qu'il y a des choses qui pouvaient m'échapper, alors qu'elle, elle a vraiment prêté attention à certains détails sur le disque. Et quand j'ai passé trois mois au Bahamas pour l'enregistrement de son album à elle, cela m'a incité, en quelque sorte, à commencer à travailler sur mon propre album."

Il y avait aussi cette photo sur laquelle vous apparaissiez nus, enlacés. C'était une image assez érotique, qu'est-ce que vous vouliez symboliser ?

"En ce qui concerne la photo, c'est elle qui a proposé qu'on la fasse, c'était son idée bien sûr, comme tout le reste sur l'album. Donc elle est arrivée un jour avec ce concept, de ces corps entremêlés comme des couleurs, pour dire que la musique n'a pas de couleur. Elle était cette petite nana blanche qui chante de la Soul, avec ces gens qui lui demandaient continuellement "comment ça se fait qu'une petite minette blanche originaire de Londres puisse chanter de la Soul Music" ? Et tout son délire, c'était que la musique n'a pas de couleur, tu vois, "j'aime ce que j'aime, c'est comme ça", donc c'était sa façon de le montrer, mais elle a dû me convaincre de le faire !"

 3 - CJ Hilton feat. Raphael Saadiq : Gangsta Hustla 



Qu'en est-il de ta relation avec CJ Hilton, que tu devais signer sur ton label Velma Records et qui est finalement parti chez J Records ?

"Oui, il a signé chez J Records. En fait, il voulait être directement signé chez eux au départ, et moi, j'allais seulement le signer parce qu'il ne savait pas trop ce qu'il voulait faire. Et puis, à un moment, il s'est dit qu'il pourrait repartir sur de nouvelles bases, et il est allé signer chez J Records. Et je pense qu'ils sont probablement en train de ruiner sa carrière (rires)."

Je confirme. As-tu entendu son nouveau morceau ? "Non."

Parce que c'est vraiment très décevant... "Ouai, probablement. C'est J Records, c'est leur mode de fonctionnement."

Et Velma Records, ça existe toujours ?

"Oui, c'est toujours actif. Mais je n'ai pas encore sorti de groupe sur Velma, je n'ai pas vraiment eu le temps pour ça mais il y a un groupe que j'aime bien qui s'appelle Tha Boogie..."

Justement, j'allais t'en parler.

"J'essaye de les ramener ici. J'essaye de ramener Tha Boogie en France".

 4 - Tha Boogie : Best around 



Peut-être effectivement que la France est prête pour Tha Boogie, parce qu'ils sont assez particuliers.

"Oui. Tha Boogie, c'est Korus, Lejin et Nu School. Ils sont très créatifs, ils sont autodidactes, ils n'ont aucun problème d'identité, ils savent pertinemment qui ils sont. Et moi, j'aime travailler avec ce genre d'artistes. Je pense qu'ils vont devenir énormes, c'est un groupe très prometteur, et là, j'essaye de les faire venir en France. Je suis en discussion avec Columbia à leur sujet. Mais pour le moment, ils sont en compétition dans un concours organisé par le magazine Rolling Stone. Le but c'est que les gens votent pour eux, et ils ont été sélectionnés pour le deuxième niveau de la compétition. Et puis, j'ai joué récemment au festival South by Southwest, et les gens de Rolling Stone sont venus me voir là bas, et ils m'ont parlé de Tha Boogie, donc les choses se présentent plutôt bien pour eux."

[NDLR : pour voter pour Tha Boogie, rendez-vous sur le site du concours Choose The Cover Of Rolling Stone magazine.]

 5 - Aaliyah : Rock The Boat 



L'ultime clip d'Aaliyah... Peu de gens savent que sa disparition a influencé ton titre "Skyy Can You Feel Me"...

"Oui, en effet. J'ai été un peu pris par les événements et... oui, j'ai écrit la chanson sur le vif, parce qu'on venait d'entendre ça aux infos, et une de mes amies, Fatima Robinson, était censée se trouver dans l'avion. Mais elle n'y était pas, au final. J'ai écrit la chanson pour que les gens comprennent la vibe dans laquelle j'étais. Mais oui, c'est un peu à Aaliyah que je pensais quand j'ai écrit la chanson. C'était une fille douée, c'était une artiste très talentueuse, une fille charmante avec une carrière tellement prometteuse, mais plus que ça encore, c'était un vrai bourreau de travail. J'ai toujours eu un grand respect pour les gens qui travaillent autant, tu vois, comme Beyoncé, qui est sûrement la fille la plus bosseuse du showbiz, et Aaliyah, elle était de cette trempe aussi, avant Beyoncé."

 6 - Mick Jagger/Raphael Saadiq live : The Grammy Awards 2011 



Lors des Grammy Awards, le fait que tu sois resté dans l'ombre de Mick Jagger lors de l'hommage à Solomon Burke, sans même que ton nom soit mentionné, a légèrement fait débat.

"Tout le monde a semblé un peu agacé du fait que les Grammys n'ont pas vraiment mentionné mon nom à l'antenne. Bon, pour commencer, les Grammys c'est une organisation un peu spéciale, à laquelle je n'ai jamais réellement prêté une grande attention. Mais déjà, rien que le fait d'avoir mis en place un groupe pour accompagner cette performance de Mick, pour moi, c'était l'essentiel. Je me dis, franchement, les gens connaissent mon nom, et les Grammys ne m'auraient pas invités de toute façon, c'est Mick qui m'a invité. Mick a 67 ans, il est en place depuis des décennies maintenant, à faire de la musique. Moi, je trouve qu'il faut savoir rester humble, et ne pas commencer à se prendre la tête sur ce genre de petites choses. Ce sont les petites choses qui finissent par tuer les gens. Tu as bien capté que j'étais là, tu connais mon nom. Tu sais, il y a plein de gens qui ne savaient même pas qui j'étais avant "The Way I See It", et je fais de la musique depuis 23 ans ! Donc, d'en faire tout un plat et d'aller voir les organisateurs des Grammys pour leur dire, "hey, vous n'avez même pas dit mon nom !", ça n'aurait pas été un peu prétentieux de ma part de faire ça ?

Et puis franchement, la validation, je l'ai du fait que c'est Mick Jagger qui m'a appelé, pas l'inverse. C'est lui qui m'a appelé, chez moi. Il m'a demandé de le faire, je l'ai fait, j'ai joué, ça sonnait bien et tout le monde sait que le résultat était là. Disons que c'est une sorte de validation aux yeux des américains que Mick Jagger m'a appelé moi, pas quelqu'un d'autre."

Solomon Burke - Nashville promo shoot  (c) 2006 Snapper Music
"Donc voilà, je comprends que les gens soient déçus, parce que ce sont mes fans, des gens qui m'apprécient vraiment beaucoup, me soutiennent et me respectent, mais au final, ce qui compte, c'est que je l'ai fait, et le temps que j'ai passé avec Mick pour Solomon Burke. D'ailleurs, Mick n'était pas l'élément le plus important dans l'histoire, c'est surtout Solomon Burke, qui venait de nous quitter. Tout ça, ce n'était pas juste une histoire autour de Mick Jagger, Solomon Burke n'était pas là, et j'étais là pour le représenter, pour représenter sa famille,en accompagnant Mick Jagger. Tout le monde en a fait une histoire autour de Mick Jagger parce que c'est un truc d'américains et de tous les gens blasés de ce monde de faire ça, mais pour moi, c'était surtout un événement autour de Solomon Burke.

Et Mick Jagger, c'est aussi le blues, donc rien que le fait qu'il aime ce genre de musique, qui est aussi ma musique, mon héritage, mes racines, qu'il vienne revisiter notre musique et que je sois là pour le soutenir, ça, c'est ce qui m'importe.

Et le fait qu'on ait passé un bon moment tous ensemble, et qu'il s'avère être la personne la plus sympathique qui soit. Tu sais, il a écrit des lettres pour tout le monde, chacun des membres du groupe a eu droit à un mot écrit de sa part, et il a passé deux jours avec nous. Tu peux le voir sur la vidéo du making of, il a joué de l'harmonica, il a traîné avec nous, c'était le mec le plus cool qui soit, alors parfois, ce genre d'expérience vaut bien plus qu'une histoire de nom ou que les Grammys mentionnent ou pas Raphael Saadiq. Ma mère a assisté à la cérémonie et elle a passé un bon moment, ma soeur était là aussi, c'était vraiment magnifique."


 7 - Quadron : Baby Be Mine 



Tu as passé du temps avec Coco de Quadron en studio, et tu as déclaré qu'elle sonnait comme Michael Jackson enfant. Quand pourrons-nous entendre ce morceau ?

"Oh, en fait, ce qui s'est passé, c'est qu'elle a chanté cette chanson pour une émission de télé, une émission pour enfant diffusée sur Nickelodeon. Ils faisaient une reprise de Michael Jackson et elle est venue enregistrer la démo, donc en réalité, le morceau c'était uniquement pour illustrer ce sketch, pour cette émission. Elle, elle a enregistré la démo, et c'est une autre fille qui a chanté la chanson pendant l'émission. Mais bon, je suis sûr qu'on aura l'occasion de travailler sur autre chose, qu'elle chantera vraiment, cette fois."

 8 - Raphael Saadiq : Good Man 



Parle-moi de Taura Stinson, dont la performance vocale m'a littéralement scotchée sur "Good Man". Comment avez-vous travaillé sur ce morceau ?


"Taura, je la considère un peu comme ma petite sœur. Elle dit a tout le monde qu'elle est ma sœur d'ailleurs, mais j'ai tellement de sœurs, je ne voudrais pas créer la confusion chez les gens. Disons qu'elle est une sorte de sœur adoptive.

Je la connais depuis de nombreuses années, et elle a écrit beaucoup de morceaux avec moi sur cet album (Stone Rollin). En fait, elle voulait que ce soit moi qui chante sa partie sur "Good Man". Elle voulait que ce soit moi qui dise ça, et moi je me suis dit "je ne chante pas ça, je laisse ta voix dessus !". Donc, sa voix n'était pas censée être sur le morceau, mais je l'ai laissée. J'avais fait la musique, et elle est arrivée, et elle m'a dit "j'ai ce passage pour "Good Man"" et donc on l'a enregistré et on l'a laissé et en gros c'est comme ça que le morceau est né."



  L'actualité de Raphael Saadiq : 

- A la télé : 7 titres live, dont un duo surprise, à retrouver dans l'émission La Musicale (Canal +, le samedi 23 avril à 20H50).

- A la radio : une session live enregistrée dans les studios d'Europe 1, dans l'émission On Connaît La Musique présentée par Thierry Lecamp, à réécouter ici.

- En concert en France : le 20 et 21 avril au Trianon à Paris (complet) ; le 22 avril au Printemps de Bourges ; le 2 Juillet aux Eurockéenes de Belfort ; le 3 Juillet avec Bilal et Aloe Blacc au Montreux Jazz Festival; le 5 Juillet avec Asa et Andreya Triana au festival Cognac Blues Passion ; le 6 Juillet avec Ben L'Oncle Soul pour la "soirée Soul" du festival Jazz à Vienne ; le 26 Juillet, toujours avec Ben L'Oncle Soul, au festival de Carcassonne 2011. Renseignements et réservations : Fnac.com

- Dans les bacs : l'album "Stone Rollin'" (inclus les singles "Radio", "Good Man" et "Stone Rollin'") disponible depuis le 28 mars 2011 (Columbia/Sony Music).

Plus d'infos sur Raphael Saadiq sur son site officiel, sa fanpage Facebook et sur Twitter.

8 commentaires:

  1. tween a dit…:

    Hey, bravo à toi d'avoir pu décrocher cet entretien que tu as bien préparé.

    Bonen continuation ...

  1. Emily a dit…:

    Merci Tween ! J'espère surtout que cette entrevue aura apporté la réponse à certaines questions que les gens se posent, notamment concernant le retour éventuel de D'Angelo (auquel il ne sera visiblement pas pour l'instant associé !)

  1. Pierre-Marie a dit…:

    Sérieux j'ai appris pas mal de chose là (l'histoire de Skyy, CJ). Si on pense au fait que tu n'as eu que 10 min d'interview et bien on peut vraiment te féliciter. On sort de toutes ces interviews nianian de promo comme on a eu sur Canal où à part dire que le mec révolutionne le "retro-soul" et bien on va pas beaucoup plus loin. Enfin une vrai passionnée, quelqu'un qui connaissait Saadiq avant TWISI et qui connait sa carrière.
    Merci pour cette interview.

    ps : je suis un peu jaloux arggggggggggg

  1. Emily a dit…:

    Hello Pierre-Marie ! Wow merci pour ton commentaire, c'est vrai que comme toi, je regrette que les interviews habituelles de l'artiste se contentent de rester en surface, au final, elles se ressemblent toutes et mis à part de l'entendre dire qu'"il relance les dés", ça va rarement très loin. Évidemment, je reste frustrée de ne pas avoir eu le temps d'aborder ce nouvel album, qui, je le sais, fait débat auprès d'une partie du public Soul et j'aurais tellement aimé lui donner l'occasion de défendre et d'expliquer ses choix. Mais moi-même, je ne m'attendais pas à sortir avec autant de contenu, il a été vraiment généreux dans ses réponses. Sans aucune langue de bois, même concernant son passage aux Grammy Awards, ou ce qu'il dit sur J. Records (00) et D'Angelo !

  1. Pierre-Marie a dit…:

    Sur le passage sur les Grammy on sent tout de même qu'au fond il aurait aimé plus de considération.

    En tout cas tu peux rajouter aux dates de concert : les eurockéennes de Belfort le samedi 2 juillet (c'est chez moi lol) et surtout le dimanche 3 juillet où il se produira à Montreux avec Aloe Blacc mais surtout avec BILAL!!!!!!

  1. Florian a dit…:

    Bonne interview, je na savais pas qu'il allait être au jazz à vienne! c'est une bonne nouvelle. admirateur de aaliyah je ne savais qu'il lui avait dédiée une de ses chansons. Stone rollin est bon malgré les critiques.

  1. Emily a dit…:

    Hello Florian, merci pour ton commentaire ! Oui, j'aurais aimé avoir eu assez de temps pour pouvoir justement l'occasion à Raphael de répondre aux critiques que j'ai pu lire ici et là sur le web. Des critiques qui m'ont semblé vraiment très injustes à la hauteur du travail accompli sur "Stone Rollin'", mais je ne tiens pas à me lancer dans ce genre de débat stérile sur mysoul.

  1. Joseph a dit…:

    Salut, l'article est génial ! Sur Black Milk Music, on vient également de sortir une interview prise au Montreux Jazz Festival : http://www.blackmilkmusic.fr/2011/07/interview-de-raphael-saadiq/

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