Baloji, Live aux Nuits Zebrees de Montpellier (Audio) + Karibu Ya Bintou (Video)


I have so much consideration for the following musician I'm about to mention, so much admiration for his artistry, so much respect for the path he chose to follow, that, for once, I will save my words and let the music speak for itself. Let's just say that, to me, Baloji is the epitome of what being an Artist (yep, with a capital A) implies : believe in yourself, follow your instinct (and not any trend) regardless of what the industry (i.e major labels, radios etc) might think because you obviously don't fit in any of the established standards of music these days. That's, indeed, precisely what makes you stand out, and the reason why we (the audience) will always support. So please, enjoy Baloji's full length live performance at Radio Nova's Nuits Zébrées as well as the video for his single "Karibu Ya Bintou" off of his sophomore album, Kinshasa Succursale.
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"C'est pas de la World Music, c'est de la musique de chez nous ! Un flow de kasaïen, sur un folklore de Bantous !". Il a le sens de la formule, Baloji. Ce qui va d'ailleurs m'être d'un grand secours, car j'aurai bien du mal à trouver le mot juste pour définir toute la richesse de l'œuvre que ce musicien d'origine congolaise, vivant en Belgique, nous propose sur son 2e album, "Kinshasa Succursale". Le télescopage de sons, le métissage culturel, le rappeur nous y avait déjà habitué avec son brillant premier opus solo, "Hôtel Impala", sorti chez Hostile en 2008. Une "autobiophonie" bouleversante, sur laquelle son verbe incisif tutoyait (entre autres) la Soul du grand Marvin. Pour le second volet de ses aventures rapologiques, Baloji est retourné dans la capitale de la RDC pour enregistrer, en 6 jours, une relecture de son premier opus.



Entouré de musiciens locaux, il a ainsi permis à son rap de trouver un nouvel écrin, à l'épaisseur inédite : rumba congolaise, afro-funk, chants traditionnels, tout semble permis dans cette récréation musicale, vibrante et festive, mais non dénuée de profondeur. Le contenant ne masque pas pour autant le contenu, apportant, au contraire, une nouvelle caisse de résonance au message. Ses textes, toujours aussi introspectifs, prennent parfois un versant plus engagé, le discours se politise. Peut être parce que, comme il l'explique en introduction du morceau "De L'Autre Côté De La Mère", on commence par "parler de soi, pour mieux raconter les autres"...

En Mai dernier, Baloji était de retour à Paris, pour présenter, pour la première fois en France, son "Kinshasa Succursale". Pour l'avoir vu (et apprécié) en live à trois reprises, je savais, de source sûre (la mienne) que ce rendez-vous serait absolument immanquable. Mais voilà, le hasard du calendrier a fait que ce soir-là, j'ai choisi d'aller applaudir la chanteuse australienne Sia à l'Olympia. Je m'en suis voulue, et je m'en veux encore, car Baloji n'est jamais revenu à Paris depuis. Le 8 octobre dernier, les Montpelliérains eux, ont eu la chance de l'accueillir, dans le cadre des Nuits Zébrées de Radio Nova. Je me console donc depuis ce matin avec ce podcast (l'intégralité de sa prestation, soit plus de 40 minutes de live) à écouter sur le site de Radio Nova.

A découvrir également, la superbe vidéo de Karibu Ya Bintou (mise en images par Spike & Jones), l'une des pièces inédites proposées par Baloji sur son "Kinshasa Succursale", enregistrée en collaboration avec le groupe Konono n°1.



"Karibu Ya Bintu", hymne électrisant et magnétique, du "groove de la brousse", comme Baloji le définit lui même dans une entrevue récemment accordée au magazine musical Mondomix. Le sens de la formule, disais-je.



Plus d'infos sur Baloji sur son site officiel, son blog et son Twitter.

Crédits photos : Nicolas Karakatsanis (via Fuas Music)


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