[LIVE REPORT] Rony + Nneka : live @ New Morning, Paris (photos + video)


Just before heading to the US where she will serve as the opening act of Nas & Damian Marley "Distant Relatives" concerts, Nneka stopped by Paris at the beginning of the month to perform an acoustic set, as part of the European leg of her "Concrete Jungle" worldwide tour. Watch a video medley of her performance, which features a striking piano version of her hit "Heartbeat", right after this.
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Paris, 2 avril 2010. Il n'est pas encore 20H00 quand je pénètre à l'intérieur du New Morning, mais une foule massive s'est déjà entassée dans le petit club du 10e arrondissement. Il y a quelques années, dans ce même lieu, j'étais venue applaudir un petit bout de femme dont le prénom était déjà sur les lèvres de tous les amateurs de Soul Music : Nneka. Alors distribuée par le label indépendant Nocturne, la germano nigérianne promenait sa Soul hybrique sur toutes les scènes d'Europe, et se distinguait déjà de la plus policée Ayo (à qui on l'a pourtant comparée), de par son registre plus "roots", un univers dans lequel le Hip Hop, le Reggae, le Blues et l'Afrobeat se télescopent, avec flamboyance.



Pas étonnant donc que quelques années plus tard, la major Sony Music l'ait prise dans son giron, elle que la critique a longtemps comparé à une certaine Lauryn Hill. En 2010, le registre de Nneka n'a pas foncièrement évolué, musicalement parlant, même si son discours lui, se fait plus politique. Tout comme Fela Kuti ou Bob Marley, qu'elle cite souvent comme référence, Nneka élève sa voix pour dénoncer, en chanson, les maux de l'humanité. Le capitalisme, la guerre et ses dommages collatéraux, et la corruption qui fait rage dans son pays d'origine, le Nigéria.

21H00, devant un New Morning plein à craquer, Rony ouvre le bal, sans filet, seulement accompagné d'un guitariste. Je ne suis que très peu familière à l'univers de l'artiste, que je découvre quasiment pour la première fois en live ce jour là. Bien sûr, cela fait des années que sa chevelure hirsute arpente les scènes Soul parisiennes, mais malgré les nombreux concerts qu'il a donné dans la capitale depuis la sortie de son premier album, en 2006, je ne connais Rony que de réputation : un nom sur un flyer, un visage plutôt fun croisé à la faveur d'un concert ou d'une soirée, quelques articles dans la presse spécialisée, et c'est à peu près tout.



Première impression, le "sale gosse" de la Soul française, puisque c'est ainsi qu'on le surnomme, est bien loin de l'image du môme capricieux que cette accroche laisse sous-entendre. Sa désinvolture et sa posture bohème, un rien nonchalante, confère au personnage un charme malicieux, il faut bien l'admettre. Rony en joue, de cette indolence, sympathiquement. Son entrée sur scène, penaude (il se serait presque excusé d'être là), et les quelques anecdotes distillées tout au long de son set, lui permettront de se mettre habilement le public dans la poche. Bien joué.

Musicalement parlant, ses morceaux, dépourvus de leur apparat, perdent peut être un peu de leur attrait. C'est surtout vrai pour le titre interprété en ouverture, "Emma", qui bénéficie, dans sa version studio, d'une certaine sophistication des arrangements. Mais sans le confort d'une instrumentation plus étoffée, les mélodies du jeune homme ont tendance à s'étirer, et on finit par perdre le fil, sauf sur l'efficace "Madame", donc le gimmick, plus accessible, a semble-t-il convaincu l'auditoire, pour le coup plus réceptif.

Les nouveaux titres de Rony, qui travaillent actuellement à son 2e album, m'ont tout de même interpellée assez pour me donner envie de suivre l'évolution de son parcours. Ça tombe bien, le chanteur sera sur scène ce jeudi au Point Ephémère dans le cadre d'une soirée au bénéfice d'Amnesty International. Il y sera entouré de Sly Johnson, Zoxea, Milk, Coffee & Sugar et Vicelow (plus d'infos ici).

21H30, devant un New Morning surchauffé et plein à craquer, et une foule naturellement acquise à sa cause (dans laquelle j'ai pu apercevoir le musicien parisien Spleen et l'ultra charismatique Keziah Jones) Nneka l'enchanteresse n'avait plus qu'à dérouler ses perles afrosoul, ses protest songs vibrantes et racées.

Ci-dessous, 14 minutes de live, dont un "Heartbeat" revisité piano/voix, tout simplement éblouissant.



Vous n'étiez pas là ? Vous en voulez encore ? Nneka sera à l'affiche du Festival Solidays le 27 juin 2010. La billetterie est ouverte, tout comme le blog de l'évènement, à consulter ici pour les dernières infos liées aux coulisses et à la programmation du festival parisien.

Retrouvez Rony sur son site officiel et sur myspace

Plus d'infos sur Nneka sur son site officiel

Crédits photos : Rony (c)Vuzz / Nneka (c)DR



2 commentaires:

  1. Anonyme a dit…:

    Yeah yeaaaaaaaaah !
    2 univers opposés à priori mais au centre trône l'amour ! Of course...

    Vivement un VRAI live de Rony et vivement son 2ème album aussi !

  1. Sonia a dit…:

    Comme toi Emily, je connais peu les titres de Rony mais j'en ai beaucoup entendu parler. Espérons que sa musique fasse un peu plus de bruit très prochainement pour mieux appréhender son univers :p

    "Heartbeat" ne me lassera JAMAIS !!! D'ailleurs, j'écoute régulièrement les deux premiers albums de Nneka (réunis en 1 album pour l'Europe d'après ce que j'ai compris). Magnifique piano/voix ! Dommage qu'il y ait une grosse voix qui parle grrr ! ;o) Par contre, ça peut décontenancer un peu le public qui avait hâte d'entendre le beat enivrant de ce titre, non ?

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