Il etait une voix... Mysoul Ultimate Voices playlist



As Rolling Stone magazine celebrates the greatest singers of all time, I thought I might share with you this very personal playlist of the vocal performers I would definitely put at the top of my list. I still can't believe Minnie Ripperton, the songbird of all songbirds, didn't make it to their charts though...

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Chose promise, chose due. En réaction au Palmarès des 100 plus grandes voix de l'ère du Rock publié par Rolling Stone, je vous fais part d'une playlist personnelle, pour débuter cette année 2009 de la meilleure des manières. Avec quelques surprises à la clef. Bonne écoute.



voices

Stevie Wonder "Village Ghetto Life"/"Time 2 Love" : S'il ne fallait en garder qu'un, ce serait Stevie, pour des raisons si évidentes que je ne m'attarderais pas à vous fournir des explications aussi plates que superflues. Laissons parler la musique, celle qui rythme notre cœur.

Minnie Ripperton "Memory Lane" : parce qu'il faut une fois pour toute rétablir une honteuse injustice. L'inventrice de la voix sifflet, celle sans qui Mariah ne serait par Mariah, et, par voix de conséquence, Amel ne serait pas Amel, la divine Minnie a encore une fois été zappée par le palmarès de Rolling Stone ! Mais que fait la police ?

Raphael Saadiq "Chick Like You" / "Still Ray (live): je n'y peux rien et je ne peux l'expliquer. Chaque son qui s'échappe de la bouche de Raphael Saadiq, suscite en moi une réaction épidermique immédiate. En live, face à lui, je me transforme instantanément en groupie hurlant sa fureur et son excitation, telle les demoiselles prisent de spasmes lors du passage des Beatles au Ed Sullivan Show.

Ben Harper "Waiting On An Angel", "Power Of The Gospel" : à l'instar d'un Bob Marley dont l'œuvre a semble-t-il marqué son propre répertoire, Ben Harper chante avec la force de conviction et le charisme d'un prêcheur. On ne peut qu'être hypnotisé par la solennité qui se dégage de son Folk/Soul fragile et éthéré.

Lauryn Hill "X-Factor", "The Miseducation Of Lauryn Hill", "His Eye Is On The Sparrow" : la preuve par trois que Lauryn Hill est un mythe. Sa participation légendaire à Sister Act 2, et la bouleversante interprétation du standard Gospel "His Eye In On The Sparrow" (interprété en duo avec la très douée Tanya Blount) dont elle nous gratifiait dans le film, a suscité maintes vocations de chanteuses, et des inscriptions en cascade dans les chorales Gospel/R&B. Puis il y eu cet album, chef d'œuvre inégalé, combinaison parfaite de Hip Hop, Soul et Reggae. Mythique, je vous dis.

Shawn Stockman "Let's Get It On" : quand on fait partie d'un quatuor qui a fait du travail harmonique son atout principal, difficile d'exister par soi-même. Les Boyz II Men sont pourtant tous, à titre individuels, de brillants vocalistes. Mais cette exquise reprise de Marvin Gaye a fait chaviré mon cœur (et la balance) en faveur de Shawn, impression confirmée par son interprétation toute en délicatesse de "Girl In The Life Magazine", sur l'album "Evolution".

India. Arie "Ready For Love" : une complainte à l'interprétation si impliquée,et si sincère qu'elle s'impose comme la jumelle musicale d'un autre standard de l'amour à sens unique, ce cri du cœur désespéré qu'est l'"Overjoyed" de Stevie Wonder. Qu'India a dû se prendre en intraveineuse dès l'enfance tellement la filiation transparait. Forcément "merveilleux".

Amy Winehouse "Love Is A Losing Game" : pour comprendre pourquoi Amy Winehouse a transformé la Pop music, pourquoi toutes les chanteuses actuelles, de Maureen de la Star Ac à Gabriella Cilmi, soit s'en inspirent outrageusement, soit souffrent toutes du même syndrome rhinosinusien, et pourquoi elle est la représentation parfaite de l'adage "Often Duplicated, Never Imitated".

Maxee Maxwell "I Can't Tell You Why (a capella)" / "Tears Run Dry" : Quand on écoute la version a capella d'"I Can't Tell You Why", on comprend aisément pourquoi le groupe a subjugué Michael Jackson, qui les signa sur son label MJJ records en 1994. Si Nicole "Nicci" Gilbert possédait la puissance vocale, Maxee était bien l'atout charme du trio. La douceur et la mélancolie qu'elle exprime dans son chant en font d'ailleurs selon mois une version féminine de Shawn Stockman, des Boyz II Men. Pas étonnant que ce dernier ait trouvé l'inspiration pour lui écrire la ballade "Revenge", parue sur le 2e album de Brownstone.

Whitney Houston "How Will I Know" : enfant, mon père m'avait compilé une K7 de Whitney, que j'écoutais en boucle dans mon walkman-frigo Sony. Il avait une fonction auto-reverse, et je trouvais ça géant. La voix de Whitney aussi. L'une de mes premières émotions musicales. Déterminant.

Bono "All I Want Is You (acoustic)" : L'un des plus grand crooner de sa génération, celui qui peut tout chanter, mais qui enveloppe toujours chaque note d'un écrin de velours.

Philémon "El Jazziness (acoustic)" : "Dès que la mélodie me vient, je chante". Une friandise, un sourire musical, un rayon de soleil ou bien de la magie... Appelez ça comme vous voulez, mais quand il chante, moi, je fonds.

Zaho "Je Te Promets" : comme je l'écrivais dans une biographie en 2005, quand Zaho prend sa guitare et laisse tomber le masque, la jeune artiste révèle une émotion à fleur de peau. Comme je le répète à qui veut l'entendre depuis 3 ans, Zaho est bien plus qu'une simple chanteuse R&B rentre dedans, un brin garçon manqué. Son grain, légèrement voilé, confère à son interprétation une gravité et une fragilité qui me touche en plein cœur.

Tamar Braxton "Only Love" : Toni est la star, mais sa petite sœur est pourtant une vocaliste exceptionnelle. Sur ce titre interprété en trio avec ses sœurs, elle nous prouve, à coup de voix sifflée, qu'elle pourrait rivaliser avec n'importe quelle chanteuse à (forte) voix.

Misty Oldland "Got Me A Feeling" : cette chanteuse anglaise tout à fait sous-estimée a produit, quasiment toute seule comme une grande, l'un des plus beaux et des plus lumineux albums de soul du début des années 90. La douceur à l'état pure, et un duo exquis avec Omar, autre interprète légendaire qui aurait pu figurer dans cette playlist.

Vanessa Paris "St Germain" : le charme d'une voix... Et la fameuse identité vocale qui fait fantasmer les casteurs de "Nouvelle Star", tels des chercheurs d'or à la recherche d'une pépite. Vanessa est de cette veine là. De la pub pour Aéroport de Paris (I Love Paris) au "Tourbillon De La Vie" interprété à Cannes, en passant par la touchante mélodie de ce St Germain composé à 4 mains avec son amoureux, sa voix de petite fée fait toujours des miracles.

Mary J. Blige "I Love You" : la plus bouleversante confession de miss Mary, couronnée, à cette époque "Queen Of Hip Hop Soul". Une interprétation qui a inspiré bon nombre de chanteuses, les plus évidentes étant en France Kayna Samet, et aux USA Keyshia Cole, qui a d'ailleurs très récemment repris ce titre en compagnie de Lil Wayne (à écouter ici).

Jazmine Sullivan "Bust Your Windows" : découverte cette année, je sais déjà que Jazmine a tout d'une grande. La perf vocale de 2008, et puis c'est tout. (Si vous en voulez plus, lire les sujets connexes ici ou )

Tété "Emma Stanton" : Outre Humphrey, dont je vous parlerai en détail un peu plus bas, Tété est sûrement l'un des artistes non étiquetés "Soul" qui en possède pourtant le plus dans sa voix. Une palette riche, qui transpire aussi le blues, et un sens du rythme invraisemblable, ce personnage unique en son genre arrive à faire swinguer la langue de Molière comme personne, en utilisant même des mots super compliqués avec plein de syllabes dedans. Une performance !

Brandy "Baby" : même avant de se muer en sirène, l'adolescente possédait, sur son premier opus, une candeur éblouissante, et un swing inné. Probablement l'une des voix fondatrice de ma culture musicale. Inoubliable.

Brian McKnight "Back At One" : Pour les modulations hallucinantes, et surtout, surtout, ce prodigieux bridge, à la construction parfaite. Avec, pour point culminant, cette envolée à 3min 22, après la phrase "just in the nick of time", que je me suis passée un nombre incalculable de fois en me demandant comment il arrivait à faire ça !

Craig David "Four Times A Lady" : Totalement lost in translation en 2008, avec son imbuvable redite franglaise de "Walking Away", on en oublierait presque que Craig David, au début des années 2000, était un des plus brillants et inventifs vocalistes de sa génération. Délicatesse de la voix, flow totalement élastique, la classe britannique au service du groove. Incontournable.

Beyoncé "Halo" : J'aimais Beyoncé par intermittence, avec des hauts (Say My Name, Crazy In Love, Work It Out) des bas (la période B.Day) ou des no comment (dernier opus de Destiny's Child). Depuis la sortie de "I Am, Sasha Fierce", Beyoncé a tout simplement atteint le rend d'artiste culte. De la douce folie de "Single Ladies" et son clip hallucinant en forme de performance artistique, à cet impeccable "Halo", qui en font, selon moi, la plus proche héritière de Whitney "The Diva" Houston.

Jamiroquai "Half The Man" : celui qui fut surnommé fils spirituel de Stevie Wonder a marqué mes années lycées avec cette ballade à l'interprétation délicate, subtile et bluffante.

Humphrey "Dans Nos Ballades" : Humphrey a le cœur qui balance entre Soul et R&B, un pied à L.A., un autre à Paris, forcément, on s'y perd. Pourtant, à mon arrivée dans la Capitale, j'ai découvert les soirées du Réservoir et de l'Opus, et cette jolie famille artistique, dont il serait un peu le "petit frère", composée de Dan Kamit, Philémon, Wendy, Berny Craze... Ce live extrait de l'un de ces rendez-vous reste l'une des rares fois où je fus absolument subjuguée par un interprète, par ce qu'il transmet, ce qu'il inspire. Les notes atteintes dans le feu d'artifice final m'ont fait pleinement prendre conscience que je faisais face au plus grand chanteur SOUL de l'Hexagone, selon mes vibrations personnelles et subjectives (n'en déplaise aux fans d'Oncle Ben, Gimenez-E, Driss et autres performeurs ultra pointus).

Lisa Left Eye Lopez "Waterfalls" : bien sûr, les graves de T-Boz sont entrés dans la légende, mais quelle adolescente, fan de r&b ayant grandi dans les années 90, ne s'est pas essayée au rap en posant sur le dernier couplet de "Waterfalls"? J'ai personnellement tellement tenté d'imiter le phrasé juvénile de Left Eye, la rappeuse la plus "Cool" de son temps, que je pourrais encore recracher l'intégralité des lyrics de mémoire, instantanément. "I've seen a rainbow, yesterday...."

Aaliyah "I Refuse" : une démonstration en crescendo, qui fait magistralement voler en éclat l'idée reçue selon laquelle l'ange du r&b, au timbre velouté, possédait un registre vocal, et une puissance, limités. Bluffant.


1 commentaires:

  1. Anonyme a dit…:

    Mdr Tu m'as fait bien rire sur Left Eye ! Moi c'est le rap de No scrubs je ne l'oublierais jamais .
    J'adore le flow de Left Eye, comme tu le dis il était si juvenile et cool est bien le mot .

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