Eli Paperboy Reed, nouveau phénomène médiatique


Ou quand la presse monte au créneau pour ériger en héros Soul un jeune artiste indé biberonné, semble-t-il, au son d'Otis Redding et Wilson Pickett.

Amy Winehouse nous a t-elle tous envoûtés ? Tout comme il y eu, à la fin des années 90, un effet Miseducation Of Lauryn Hill, le tourbillon Back To Back, associé à l'irrépressible aura de la Diva Rockabilly, a modifié notre façon d'appréhender la musique. D'où cette tendance à vouloir retrouver dans les productions Soul actuelles, des sonorités séculaires, un cachet, une esthétique et une certaine pureté des arrangements, mais surtout ces aspérités qui donnaient finalement de l'âme à un genre désormais aseptisé, à l'ère du numérique et des avancées technologiques.

Alors voilà, nous y sommes. L'excellence appellant l'émulation, naturellement, pas une semaine ne passe sans qu'un artiste à qui l'on souhaite coller l'étiquette très marketing, de "nouveau/nouvelle Amy Winehouse" ne pointe le bout de ses cordes vocales. Il y eu Adele, puis Duffy, Jamie Lidell ou Beth Rowley.

Dans quelques jours, le jeune musicien américain Eli "Paperboy" Reed rejoindra leur club, avec un premier album de Retro Soul, porté aux nues par la critique, du New York Times au pointu magazine Mojo, en passant par notre Fnac nationale, qui en fait l'un de ses coups de cœur du moment.

A l'écoute des extraits sur son Myspace, on se dit que l'artiste a dû rester bloqué dans un espace temps, quelque part entre 1955 et 1965. La démarche pourrait paraître audacieuse en 2008, si l'on ne se souvenait pas que Ricky Fante nous avait déjà fait le coup il y a 4 ans avec "Rewind", un très bon album de Classic Soul passé injustement inaperçu.

En écoute, Satisfier, extrait de Roll With You, le premier album d'Eli Paperboy Reed, à paraître le 16 juin (Q Division)


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